HAUSSE DES TAUX
Face à l’accentuation de la crise économique et financière provoquée par le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient et dans un climat intérieur anxiogène, les établissements de crédit ont commencé à relever leurs taux dès le mois de juin. En juillet et en août, le taux moyen des crédits s’est élevé de 3 points de base (pdb) chaque mois, pour se hisser à 3.31 %. Mais cette hausse n’avait pas été de nature à dégrader (un peu plus) une demande des ménages déjà déstabilisée par la montée l’incertitude. En revanche, avec l’aggravation des tensions au Moyen-Orient et leur extension, l’accélération des tensions inflationnistes et le nouveau relèvement de ses taux par la BCE ont conduit les banques dont les marges étaient sérieusement malmenées à augmenter les taux des crédits accordés de 9 pdb : le taux moyen s’est ainsi établi à 3.40 % en septembre.
L’augmentation du taux moyen est maintenant rapide, à un rythme risquant de déstabiliser la demande : surtout pour les prochains mois durant lesquels des taux d’usure déterminés à partir de valeurs passées des taux des crédits vont se trouver déconnectés de la réalité du marché comme cela s’était déjà constaté de février à décembre 2023.
| Prêts du secteur concurrentiel TAUX FIXES | Taux Moyen (en %) | sur 15 ans | sur 20 ans | sur 25 ans |
|---|---|---|---|---|
| Décembre 2025 | 3,16 | 3,09 | 3,17 | 3,25 |
| Mars 2026 | 3,22 | 3,04 | 3,21 | 3,27 |
| Juin 2026 | 3,25 | 3,12 | 3,22 | 3,30 |
| Septembre 2026 | 3,40 | 3,21 | 3,39 | 3,45 |